Soldat de 2e classe BRUNOT Jules

 

DATE DE NAISSANCE

21 mars 1877

LIEU DE NAISSANCE

Brion (Yonne)

UNITÉ

313e Régiment d’Infanterie

NUMÉRO MATRICULE

2508 bis

CLASSE

1904

CENTRE DE RECRUTEMENT

Sens (Yonne)

DATE DE DÉCÈS (ÂGE)

16 avril 1917 (40 ans)

LIEU DE DÉCÈS

Forêt de la Villa aux Bois (Aisne)

NATURE DU DÉCÈS

Tué à l’ennemi

LIEU D’INHUMATION

Nécropole Nationale de Pontavert (Aisne)
Tombe n° 3981

 

En avril 1917, le 313e Régiment d’Infanterie s’apprête à être engagé dans la bataille du Chemin des Dames. Il est stationnée dans le secteur de Pontavert (Aisne) à proximité des Bois de la Mine (aujourd’hui Bois d’Aubréaux) et Bois des Boches (aujourd’hui Au-Dessus des Prés).
Voici le récit de la journée du 16 avril 1917, premier jour de la bataille, tirée du journal de marche et d’opérations du régiment :

« À 3 heures, les emplacements sont pris dans les parallèles de départ.
L’ordre du lieutenant-colonel se termine par ces mots :
“En avant donc, et pour nos enfants ! Que chacun se lance dans la mêlée au chant de la Marseillaise comme le firent nos anciens de la révolution. La victoire finale est à ce prix.“
Déclenchement de l’attaque à 6 heures.
À 6 h 45, les premiers prisonniers passent au PC Desaix.
À 6 h 50, le PC du 6e bataillon est au point 8883.
Le capitaine Bouquiou, le sous-lieutenant Tantôt et le médecin auxiliaire Dalsace sont blessés.
À 6 h 50, la progression de la 21e compagnie est arrêtée près de la tranchée de Hambourg.
À 7 h 5, la 23e compagnie est arrêtée à la partie ouest de la Courtine du Chemin.
Une section de la 22e compagnie est engagée sur le saillant nord-ouest du saillant de la Mine.
À 8 h, le colonel établit son PC dans la tranchée de 1ère ligne, au point 9279.
À 9 h 30, les premièresvagues du 5e bataillon (capitaine Mondon) ont atteint leurs premiers objectifs. Les autres vagues sont arrêtées par le tir de barrage et les mitrailleuses.
Le capitaine Richard (18e compagnie) et le sous-lieutenant Rousseau (18e compagnie) sont tués.
À 10 h, le lieutenant-colonel rend compte au général de division de la situation particulière dans laquelle se trouve le 6e bataillon, menacé d’encerclement et de contre-attaque. Le lieutenant-colonel demande une fraction de renfort pour lui permettre de réduire les nids de mitrailleuses qui arrêtent la progression.
À 11 h 30, un ordre particulier n°62, de la 9e D.I. est envoyé par message et reçu à 12 h, informant le lieutenant-colonel qu’il n’est pas possible d’envoyer des renforts, qu’il ne doit compter que sur ses propres forces.
À 12 h, le lieutenant-colonel envoie l’ordre aux bataillons de s’établir sur le front conquis. La situation est la suivante :
Le 5e bataillon a des éléments dans la tranchée Bismarck et dans le bois au sud.
Le 6e bataillon, après avoir progressé jusqu’à la tranchée de Hambourg, a été rejeté. Sa section de gauche (Lieutenant Cotton) en liaison avec le 31e RI est à la tuilerie (sud-est de la Ville aux Bois).
À 12 h 15, le lieutenant-colonel engage son peloton de réserve et suivi de la CHR et des officiers de l’EM, se porte en avant à l’assaut. Ce mouvement offensif amène la chute d’un blockhaus de mitrailleuses. Une quarantaine d’allemands sont faits prisonniers, l’officier mitrailleur allemand est tué.
À 13 h 40, le lieutenant-colonel prescrit au 6e bataillon (commandant Ledoux), très disséminé et ne pouvant pas opposer de résistance dans les conditions où il est, de réoccuper peu à peu ses tranchées de départ. Le 5e bataillon est informé de cet ordre et doit prévoir le même mouvement à la tombée de la nuit.
À 14 h, le peloton de réserve du régiment s’établit au nord de l’ouvrage Desaix, derrière les deux bataillons.
À 19 h, le lieutenant-colonel quitte les premières lignes et rejoint le PC Desaix.
À 21 h, le capitaine Miquel rejoint nos lignes. Le chef de bataillon Ledoux, qui rentrait aussi après une journée de combat, est tué par une balle de mitrailleuse au moment de franchir notre parapet. »

 Ci-dessous, la tombe de Jules BRUNOT à la Nécropole Nationale de Pontavert (Aisne).