Soldat de 2e classe BARDOT Stéphane

 

DATE DE NAISSANCE

21 juillet 1892

LIEU DE NAISSANCE

Brion (Yonne)

UNITÉ

41e Bataillon de Chasseurs à Pied
1ère compagnie

NUMÉRO MATRICULE

7984

CLASSE

1912

CENTRE DE RECRUTEMENT

Sens (Yonne)

DATE DE DÉCÈS (ÂGE)

22 juillet 1917 (25 ans)

LIEU DE DÉCÈS

Plateau de Californie (Aisne)

NATURE DU DÉCÈS

Éclat d’obus

LIEU D’INHUMATION

 

 

En juillet 1917, le 41e Bataillon de Chasseurs à Pied est engagé dans la bataille du Chemin des Dames. Il est stationné dans le secteur de Craonne (Aisne).
Voici le récit de la journée du 22 juillet 1917 tiré du journal de marche et d’opérations du bataillon :

« Dès l’aube, plusieurs avions ennemis survolent les lignes à faible hauteur et mitraillent les occupants.
À 4 heures 30, 2 fusées rouges partent des lignes ennemies et instantanément les batteries boches entrent en action, couvrant notre secteur de fer et de feu. Un véritable déluge d’obus et de torpilles s’abat sur toutes nos tranchées.
À 5 heures, l’infanterie ennemie s’élance à l’assaut de nos positions avec de forts effectifs.
Les vagues d’assaut sont précédées par des équipes de lance-flammes qui balaient tout sur leur passage.
L’attaque ennemie est orientée sur la droite de notre secteur et sur le 77e RI (Régiment d’Infanterie) à notre droite.
Le régiment se voit contraint à lâcher pied et les fractions de notre 1ère compagnie, commandées par le lieutenant Hourseau, qui se trouvent dans les tranchées des Landes, ainsi que la section de mitrailleuses qui les soutiennent, sont rapidement environnées et livrées à leurs seuls moyens.
Aucun gradé ni chasseur de ces fractions n’a rejoint le Bataillon. Tous ont été tués, blessés ou prisonniers.
Les allemands cherchant à progresser dans la tranchée du lieutenant Michel rencontrent une vive résistance opposée par la section du sous-lieutenant Boisaubert qui fait front et qui est secondée par la section de mitrailleuses du sous-lieutenant Gaudet et par une partie de la 2e Compagnie.
Les groupes boches sont alors pris d’enfilade et subissent de sérieuses pertes.
Notre artillerie, de son côté, riposte d’une façon extrêmement énergique.
Tous ces efforts réunis parviennent à arrêter l’attaque ennemie d’une façon définitive.
Les boches opèrent difficilement leur retraite de trous d’obus en trous d’obus sous le feu nourri de tous les défenseurs.
Les pertes du Bataillon sont sévères mais il a tenu tête à l’orage d’une façon admirable, parvenant, malgré l’effort énergique des assaillants, à maintenir ses positions dans leur presque totalité.
Le tir de l’artillerie ennemie reste très violent jusque vers 10 heures et se continue toute la journée sous la forme d’un tir de harcèlement.
Aucune nouvelle action d’infanterie n’a lieu pendant cette journée.
Dès la tombée de la nuit, les chasseurs tentent d’esquisser une ligne de tranchées. Ils sont considérablement gênés par les rafales d’artillerie.
Les pertes subies au cours de cette journée obligent le commandant à demander du renfort et à modifier l’ordre de bataille ainsi qu’il suit :
La 2e compagnie renforcée par une section du 213e RI tient la tranchée Michel du boyau de Clain au boyau des Caurières.
La 1ère compagnie, réduite à une poignée d’hommes, disparait de la 1ère ligne où elle est remplacée par des éléments du 334e RI. Elle vient se porter en réserve au PC Marais avec une deuxième section du 213e RI. »

S’ensuit la liste des pertes du jour :
47 disparus
18 tués dont le soldat Stéphane Bardot (1ère compagnie)
39 blessés